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A propos du Seigneur

Jésus-Christ

Notre Seigneur fut appelé Jésus, selon les instructions que l’ange transmit à Joseph #Mt 1.21 et Marie #Lu 1.31 Donné à des enfants quelconques, ce nom pouvait exprimer la foi des parents en Dieu, Sauveur de son peuple, ou aussi leur certitude du salut futur d’Israël. Décerné à l’enfant de Marie, le nom devait révéler les fonctions particulières que remplirait celui qui le portait. « Tu lui donneras le nom de Jésus; car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ». #Mt 1.21 Le titre de Christ vient du gr. Christos (oint) trad. de l’aram. mechiHa’, de l’hébr. machiaH (oint, Messie). Jésus était donc le nom personnel de notre Seigneur, et Christ était son titre. Mais ce second nom s’employa de bonne heure comme nom propre également, soit seul, soit avec le nom de Jésus, de même que nous le faisons maintenant. Nous nous proposons d’esquisser les étapes de la vie terrestre de notre Seigneur, pour en présenter les principaux événements dans l’ordre prob. et selon leurs rapports mutuels.
-Chronologie.

-Si l’on ne peut pas préciser absolument les dates de la naissance, du baptême, et de la mort de Jésus, la plupart des savants s’accordent maintenant à les délimiter strictement. Notre calendrier ordinaire a pour auteur Denys le Petit, abbé romain qui mourut avant 550 ap. J.-C. Il choisit l’année de l’incarnation comme point de repère permettant de situer les dates antérieures et postérieures à la venue du Christ; ayant assimilé l’année 754 de Rome à la date de sa naissance, il put ainsi déterminer l’an 1 de l’ère chrét. Mais les déclarations de Josèphe révèlent qu’Hérode le Grand, qui décéda peu après la naissance de Jésus #Mt 2.19-22 mourut en réalité quelques années avant l’an 754 de Rome. Hérode décéda 37 ans après avoir été proclamé roi par les Romains, proclamation qui eut lieu en 714 de Rome. La date de sa mort est donc 751, ou 750 (nous ne savons pas si Josèphe a, ou n’a pas compté les fractions d’années pour des années entières). La date de 750 paraît plaus., car Josèphe rapporte que, peu avant son décès, Hérode fit mettre à mort 2 rabbins juifs et qu’une éclipse de lune se produisit la nuit de leur exécution. Les calculs astronomiques prouvent qu’en 750 il y eut une éclipse partielle de lune, la nuit du 12 au 13 mars: or, en 751, aucune éclipse ne survint. Josèphe dit aussi qu’ Hérode mourut peu avant la Pâque, laquelle commença le 12 avril 750. Situer le décès d’Hérode vers le 1er avril de l’année 750 de Rome, autrement dit de l’an 4 av. J.-C., c’est donc assigner à cette date une base solide. Les événements rapportés dans les Evangiles entre la naissance de Jésus et la mort d’Hérode, doivent se placer avant cette date, et se répartissent probablement sur 2 ou 3 mois. Il faut donc mettre la naissance de Christ à la fin de l’an 5 av. J.-C. ou au commencement de l’an 4. La célébration de Noël le 25 décembre n’apparaît qu’au IVe s. et il n’y a pas moyen de démontrer que cette date est exacte. On peut cependant l’admettre comme approximativement juste, et fixer la naissance de Christ vers le 25 décembre de l’an 5 av. J.-C. Cette fête se situe ainsi 5 ans plus tôt que dans le calendrier de Dionysius, qui l’a placée au 25 décembre de l’an 1 de l’ère chrétienne. -La date à laquelle notre Seigneur commença son ministère public se détermine surtout d’après Lc. 3.23: « Jésus avait env. 30 ans lorsqu’il commença son ministère. » Si Jésus est né le 25 décembre de l’an 5 av. J.-C., il avait 30 ans le 25 décembre de l’an 26 ap. J.-C. et son baptême a pu avoir lieu au début de l’an 27. Dans une certaine mesure, les Juifs ont aussi confirmé cette date en déclarant #Joh 2.20 peu après le baptême de Jésus: « Il a fallu 46 ans pour bâtir ce Temple. » Hérode commença à reconstruire le Temple entre 20 et 19 av. J.-C., nous en avons la preuve. En présumant que les 46 ans étaient déjà écoulés lorsque les Juifs firent cette remarque, nous arrivons de nouveau à l’an 27 ap. J.-C. pour le début du ministère de Jésus. Enfin, si la 15e année de règne de Tibère #Lu 3.1 où Jean-Baptiste commença son ministère, est comptée comme il se doit dès le moment où Tibère fut associé à Auguste dans le gouvernement de l’empire (11 à 12 ap. J.-C.), cette année correspond aussi à l’an 26 ap. J.-C., et à nos autres calculs. Il est vrai que l’on peut avoir des raisons de différer d’opinion sur cert. points de cette argumentation; toutefois, les dates que nous avons avancées sont les plus probantes, les plus concordantes.
-La durée du ministère de Christ, et par conséquent l’année de sa mort, se déterminent d’après le nombre de fêtes de Pâque que mentionne l’Evangile de Jean. Si nous n’avions que les év. synoptiques (v. Evangile), nous pourrions supposer que le ministère de Jésus ne dura qu’un an; c’était une opinion assez courante autrefois. Mais l’év. de Jean parle d’au moins 3 célébrations de la Pâque (2.13; 6.4; 13.1), et il est fort prob. que la fête mentionnée dans Jn. 5.1 était aussi la Pâque. Si c’est le cas, le ministère de Christ a inclus 4 fêtes de Pâque, dont la dernière a coïncidé avec sa mort. Si Jésus a été baptisé au début de 27 ap. J.-C., il eut sa 1re Pâque en avril de cette année-là, et mourut en 30, année où la célébration de la Pâque commença le 7 avril. Certains exégètes, qui pensent que Jn. 5.1 ne se rapporte pas à une Pâque, placent la mort de Christ en l’année 29.

Vie de Jésus.

Famille, naissance, enfance.

Les circonstances de la naissance de Jésus rapportées par les Ev. concordent avec la grandeur du Christ et avec les prophéties messianiques. Ces circonstances s’harmonisent en même temps avec l’humble apparence que le Sauveur devait avoir sur la terre. Malachie (ch. 3.1 et 3.23, 24) ayant prophétisé qu’un héraut, doué de l’esprit et de la puissance d’Elie, précéderait la venue du Seigneur, Luc nous relate d’abord la naissance de Jean-Baptiste, précurseur du Christ. Zacharie, sacrificateur sincèrement pieux, privé de descendance et très âgé, était occupé dans le Temple à remplir les devoirs de sa charge. Le sort le désigna (d’après la coutume établie parmi les sacrificateurs) pour offrir sur l’autel, dans le lieu saint, l’encens, symbole des prières d’Israël. L’ange Gabriel apparut à Zacharie et lui annonça qu’il serait le père du Précurseur annoncé. Cette apparition eut prob. lieu en l’an 6 av. J.-C. Aussitôt après, Zacharie et Elisabeth, sa femme, regagnèrent leur maison, située dans un village de la contrée montagneuse de Juda. #Lu 1.39-40 Ils attendirent l’accomplissement de la promesse. Six mois plus tard, l’ange apparut à Marie, vierge de la famille de David; cette habitante de Nazareth était fiancée à un homme appelé Joseph, qui, incontestablement descendait de David, le grand souverain d’Israël. #Mt 1.1-16; Lu 1.27 Joseph, Israélite pieux et d’humble condition en dépit de sa noble ascendance, était charpentier de son état. L’ange annonça à Marie que, par la puissance de l’Esprit Saint, elle deviendrait la mère du Messie #Lu 1.28-38 l’enfant, dont le nom devait être Jésus, hériterait le trône de David, son ancêtre. L’ange dit en même temps à Marie qu’ Elisabeth sa parente, était aussi enceinte. Quand l’ange l’eut quittée, Marie se hâta de se rendre chez Elisabeth. Lorsqu’elles se rencontrèrent, l’Esprit de prophétie les saisit. Elisabeth, saluant Marie, l’appela la mère de son Seigneur; Marie, à l’instar d’Anne autrefois #1Sa 2.1-10 entonna un cantique de louanges, célébrant la libération future d’Israël, et l’honneur qui lui était fait. Au temps où Elisabeth devait enfanter, Marie retourna à Nazareth. Dieu lui-même intervint pour lui épargner toute honte. Joseph, voyant l’état de Marie, voulait rompre secrètement avec elle sans l’accuser publiquement. Mais Dieu l’empêcha d’agir ainsi. Un ange lui révéla en songe pourquoi Marie était enceinte; il lui dit que l’enfant serait le Messie et qu’il devait naître d’une vierge, comme Esaïe l’avait prophétisé. Joseph le crut, car sa foi était aussi profonde que celle de Marie, qu’il n’abandonna point. L’enfant naquit donc de la vierge Marie, mais légalement il eut en même temps un père humain, dont l’amour et l’honorabilité protégèrent Marie; c’est cert. elle qui fit connaître ces faits plus tard. -Ni Christ ni ses autres apôtres ne recourent à la conception miraculeuse pour prouver que Jésus est le Messie. Ce silence ne permet nullement de contester la véracité du récit. Le fait de la naissance miraculeuse ne pouvait pas être facilement allégué en public. Mais ces récits relatifs à la manière dont le Christ s’est incarné s’accordent admirablement avec ce que nous savons de la grandeur du Messie et de sa mission terrestre. Le Messie devait être la fleur parfaite de la spiritualité d’Israël, et Jésus naquit dans une famille pieuse, pratiquant dans sa pureté la religion de l’A.T. Le Messie devait se présenter dans l’abaissement: Jésus vint du foyer d’un charpentier de Nazareth. Il fallait que le Messie fût fils de David: or Joseph son père légal descendait de David, de même, croyons-nous, que Marie, sa mère. Le Messie devant être l’incarnation (v. ce mot) de Dieu, unissait en sa personne le divin et l’humain: Jésus est né d’une femme, ayant été conçu miraculeusement par la puissance de l’Esprit-Saint.
-Luc relate la naissance de Jean-Baptiste et cite le cantique prophétique qui jaillit des lèvres longtemps scellées de Zacharie, son père, à propos du Précurseur (1.57-79). Puis il explique pourquoi c’est à Bethléhem que naquit Jésus (2.1-6).

-Auguste avait ordonné le recensement de tous les sujets de l’empire, et son décret englobait la Palestine, quoiqu’elle fût sous la juridiction d’Hérode. Mais le dénombrement des Juifs se fit évidemment selon la méthode juive: ce ne fut donc pas au lieu de domicile que l’on enregistra chaque chef de famille, mais dans son lieu d’origine. Joseph dut aller à Bethléhem, berceau de la maison de David, et Marie l’accompagna. L’hôtellerie (kan) où les étrangers avaient la permission de s’arrêter, était déjà comble lorsque Joseph et Marie y arrivèrent. Ils ne trouvèrent d’abri que dans une étable, qui était pt-être une grotte à proximité de Bethléhem, comme l’affirme la tradition la plus ancienne. Dans les parages de Bethléhem, de telles grottes servaient souvent d’écuries. Le récit ne dit pas que la grotte en question abritât du bétail; pt-être était-elle alors inutilisée. Contrairement à ce que nous pensons, loger occasionnellement dans une étable n’offusquait pas les gens de ce pays; mais le Messie vint au monde en un bien humble endroit. C’est à cela qu’il était destiné, et Marie le coucha dans une crèche. #Lu 2.7

Malgré cet abaissement, sa venue fut solennellement attestée. Des anges apparurent aux bergers qui passaient la nuit dans les champs, près de Bethléhem. Ils leur révélèrent la naissance du Messie, le lieu où était l’enfant, et entonnèrent l’hymne céleste: « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée » #Lu 2.14

Les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléhem, trouvèrent l’enfant, racontèrent ce qu’ils avaient vu et entendu, puis revinrent à leurs troupeaux. Tous ces faits concordaient aussi de manière frappante avec la mission du Messie; notons cep. qu’ils survinrent dans un milieu de petits paysans, et passèrent inaperçus dans le monde. Joseph et Marie séjournèrent quelque temps à Bethléhem. Le 8e jour, l’enfant fut circoncis #Lu 2.21 et reçut le nom de Jésus, selon l’ordre reçu. 40 jours après sa naissance, Joseph et Marie portèrent l’enfant au Temple, conformément à la Loi. (Lv. 12)

Marie fit ses offrandes de purification et « présenta l’enfant au Seigneur ». Cette expr. signif. ceci: tout premier-né israélite devait être racheté au prix de 5 sicles d’argent #Nu 18.15-16

En outre, la mère devait offrir un holocauste en sacrifice d’actions de grâces. Luc fait remarquer que Marie apporta l’offrande des pauvres, « 2 tourterelles, ou 2 jeunes pigeons ». #Le 12.8

Les circonstances modestes de la famille sont donc à nouveau certifiées. Mais le Messie, malgré son humilité, ne devait pas quitter le Temple incognito. Siméon, vieillard très pieux, se rendit au sanctuaire et, à la vue de l’enfant, fut saisi par l’Esprit. Dieu lui avait promis qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie. Prenant le nouveau-né dans ses bras, Siméon rendit grâces et prophétisa que sa vie serait glorieuse et tragique. #Lu 2.25-35

Anne, prophétesse âgée qui restait continuellement dans le Temple, témoigna de même que le Christ était venu #Lu 2.36-38

Puis il y eut une attestation plus frappante encore du caractère réel du petit enfant. Peu après l’arrivée de Joseph et de Marie à Bethléhem, des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, demandant où se trouvait le roi des Juifs nouvellement né. Ces hommes avaient sans doute appris des Juifs, dispersés en Orient, qu’ils attendaient un roi, lequel devait apparaître en Judée et délivrer l’humanité. Dieu leur avait donné comme signe une étoile (v. Etoile 2), apparue à l’E., leur annonçant quelque temps à l’avance #Mt 2.2 la naissance de ce libérateur. La nature divine de l’enfant avait dû leur être aussi révélée, puisqu’ils déclarèrent sans ambages qu’ils venaient « pour l’adorer ». Leurs paroles intriguèrent Hérode, qui convoqua les scribes pour leur demander où le Messie devait naître. Apprenant que c’était à Bethléhem, Hérode y envoya les mages, mais leur fit promettre de lui faire savoir s’ils avaient découvert l’enfant. En chemin, les savants virent de nouveau l’étoile, qui s’arrêta sur Bethléhem. Ayant trouvé Jésus, ils lui offrirent de précieux présents: de l’encens, de l’or et de la myrrhe. On a cru voir dans l’encens l’offrande qui convient à Dieu, dans l’or l’image du tribut dû au Roi, et dans la myrrhe la prophétie des souffrances du Messie #Joh 19.39; Mt 26.12; Lu 24.1

Nous pouvons nous figurer quels sentiments d’effroi et d’admiration Joseph et Marie éprouvèrent à nouveau en recevant ces étranges visiteurs. Leur présence était un signe réitéré de la haute destinée réservée à l’enfant et de l’oeuvre qu’il accomplirait en faveur des nations les plus lointaines. Après cela, Dieu avertit les mages de ne pas retourner auprès d’Hérode: cet homme pervers voulait se servir de leurs renseignements pour faire mourir le nouveau-né. Ils regagnèrent donc leur pays par un autre chemin.
Un ange prévint Joseph et lui dit d’emmener Marie et l’enfant en Egypte, afin de les soustraire à Hérode. Il était temps! Ce monarque cruel, dont Josèphe rapporte qu’il n’hésita pas à mettre à mort ses propres fils, envoya des soldats à Bethléhem pour tuer tous les petits garçons de 2 ans et au-dessous. Hérode espérait faire aboutir le dessein que les mages avaient déjoué en partant sans lui dire où se trouvait le nouveau-né. Les bourreaux ne tuèrent pt-être pas un grand nombre d’enfants, car Bethléhem était une petite bourgade; mais le massacre fut horriblement cruel. Jésus y avait échappé. Nous ne connaissons pas la durée de son séjour en Egypte; ce ne furent prob. que quelques mois puisque Hérode mourut en l’an 4 av. J.-C. De nomb. Juifs demeuraient dans ce pays, où Joseph trouva facilement asile. Le moment venu, l’ange informa Joseph de la disparition du tyran et lui dit de retourner en Israël. Joseph se proposa d’abord, app., d’élever l’enfant à Bethléhem, la cité de David; mais, par crainte d’Archélaüs fils d’Hérode, il hésita et, sur un nouvel avertissement de Dieu, il regagna avec les siens Nazareth en Galilée. Quand Jésus commença son ministère public, on l’appela donc le « prophète de Nazareth » ou « le Nazaréen ». Tels sont les quelques indices transmis par les Ev. au sujet de la naissance de Jésus. S’ils nous sont précieux, ils ne furent guère remarqués à leur époque. Les quelques personnes que cela concernait oublièrent ces événements ou ne les divulguèrent pas. C’est Marie, sans doute, qui les raconta lors de la fondation de l’Eglise. Matthieu et Luc nous les ont relatés tout à fait indépendamment l’un de l’autre; Matthieu pour démontrer que Jésus est le Roi, le Messie, en qui s’accomplissent les prophéties; Luc, pour exposer quelle est l’origine de Jésus et le début de son histoire.

 

 

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